Phares

Satie« Faites bouillir votre air. »
Erik Satie
(1866-1925)
rene-char-2« L’acte est vierge, même répété. »
Feuillets d’Hypnos
René Char
(1907 – 1988)
épicéa de SitkaL’épicéa, un arbre toujours vert. Le meilleur bois de résonance pour les tables d’harmonie.
pdac1« Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu’un concubain n’est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. »
Pierre Dac
(1893-1975)
debussy_02« N’écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde. »
Claude Debussy
(1862 – 1918)
Cheshire_Cat_Tenniel« But I don’t want to go among mad people, » Alice remarked.
« Oh, you can’t help that, » said the Cat. « We’re all mad here. I’m mad. You’re mad. »
« How do you know I’m mad? » said Alice.
« You must be, said the Cat, or you wouldn’t have come here. »

Alice’s Adventures in Wonderland
Lewis Caroll
(1832-1898)
Bandanac« Hi! It’s me…
the girl from the bus…
Remember?
The last tour?
Well…

Information is not knowledge
Knowledge is not wisdom
Wisdom is not truth
Truth is not beauty
Beauty is not love
Love is not music
Music is THE BEST… »

Joe’s garage – 1979
Franck Zappa
(1940-1993)
Jim« …For seven years I dwelt
In the loose palace of exile
Playing strange games
With the girls of the island

Now I have come again
To the land of the fair, and the strong, and the wiseBrothers and sisters of the pale forest
O Children of Night
Who among you will run with the hunt?
Now Night arrives with her purple legion
Retire now to your tents and to your dreams
Tomorrow we enter the town of my birth
I want to be ready »

The celebration of the lizard
James Douglas Morrison
(1943-1971)

Jean de la Fontaine
(1621 – 1695)

Le loup et le chienle_loup_et_le_chien
Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
 » Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.  »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
 » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.